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Brest (avril 2018) : Les trois raisons de la réaction des jeunes catholiques contre la pièce de théâtre blasphématoire de Castellucci

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  1. « touche pas à Dieu »

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2. l’injure n’est pas de la culture, c’est de la corruption de l’art

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3. Christ caillassé, chrétiens insultés ! respect de l’autre !

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La lapidation du visage du Christ dans la pièce de Castellucci : qu’en penser ?

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Romeo Castellucci, dans une lettre ouverte que les spectateurs pourront lire avant les représentations, décrit le sens de cette scène comme « une forme de prière, un geste porté par l’innocence de l’enfance qui symbolise ici l’humanité entière« . Beaucoup se contentent de cette affirmation qui endort les consciences, mais heurte le bon sens.

Heureusement, un article de Ouest France du 10 avril 2018, nous apprend que le préfet du Mans a interdit l’emploi d’enfants pour lapider le visage du Christ, lors de la représentation qui doit avoir lieu les 10 et 11 avril: « Considérant l’âge des enfants retenus pour la prestation et les caractéristiques de la scène à laquelle les mineurs devaient participer », le préfet de la Sarthe a refusé cette autorisation d’emploi par un arrêté préfectoral.

Nous sommes heureux de l’apprendre. Le bon sens reprend parfois ses droits. Le motif invoqué par la préfecture est logique. La lapidation et le caillassage sont en effet des gestes qui reviennent en force dans notre société. La violence des enfants aussi.

 

La lapidation : son but est de provoquer à la haine contre le crime commis

la lapidation est « une peine légale (charia) condamnant à une mort atroce celui qui a commis un crime dont la punition vise à faire détester le délit commis ». Le but de cette peine est de graver une haine pour le crime.

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Le caillassage : son but est de libérer la colère et manifester la haine contre une décision des institutions

Aujourd’hui, on constate que le caillassage résulte souvent de la haine envers une personne ou envers des représentants d’une institution (comme les pompiers ou la police qui se font régulièrement caillasser)

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La violence des enfants :

Nul besoin d’épiloguer sur le sujet très actuel de la hausse de la violence chez les mineurs.

Le Telegramme – violence des mineurs en Bretagne

Ce qui est à noter, c’est que cette violence est souvent au départ, « une imitation d’un geste posé auparavant » par des aînés.

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Exécution d’un mécréant par un « lionceau » de l’Etat islamique

 

A nous de choisir notre avenir !

  • Ou bien on éduque au respect et à la douceur, et on aura une majorité de la population qui sera respectueuse ;
  • Ou bien on justifie des gestes de violence dure et d’irrespect de la part d’enfants, et on aura une augmentation de violence dans la société.
  • En outre, il s’agit dans ce spectacle bel et bien d’agression du visage du Christ. Nul ne s’étonnera de l’augmentation constante des actes de sacrilèges violents (cf https://www.christianophobie.fr). Le Christ s’est laissé outragé et crucifié, mais ceux qui l’ont outragé et mis à mort ont fait un grand péché. On ne pourra jamais les justifier, seulement leur pardonner.

Une conclusion ?

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REPORTAGE (Brest, avril 2018) : Les étudiants catholiques manifestent paisiblement contre les représentations blasphématoires

Jeudi 5 avril et vendredi 6 avril 2018

La direction du théâtre du Quartz et la mairie ont reçu un grand nombre de lettres de protestation en raison de la représentation à Brest les 5 et 6 avril 2018 d’une pièce outrageant le Christ, nommé « sur le concept du visage du Fils de Dieu » de R. Castellucci. Dans cette pièce qu’y a-t-il d’humain à faire lancer des grenades par des enfants sur le visage du Christ ? n’est-ce pas en soi un geste d’appel au meurtre ?

Qu’y a-t-il d’humain à faire couler un liquide brunâtre sur le visage du christ, tout en répandant une odeur scatologique dans la salle ? C’est un des pires affronts qu’on ne permettrait jamais vis-à-vis de l’un de nos amis.

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Les journaux de l’establishment (Ouest France, le Télégramme, Brest maville…) ont tous écrit des articles louant cette pièce de théâtre, ou tout au moins la jugeant « christique », mais non blasphématoire. Leur argumentation n’ajoute rien aux articles datant de 2011 sur le sujet. Ils se copient et se répètent indéfiniment, vouant aux gémonies toute opposition, qualifiée d’incompréhension de l’art.

Réaction de la jeunesse catholique

Des étudiants catholiques ont décidé de montrer que la jeunesse n’est pas si dupe qu’on voudrait le faire croire, et qu’elle est capable de secouer la mainmise de la pensée unique sur les esprits.

Après avoir distribué deux mille tracts, nous nous rassemblons devant le théâtre du Quartz, dans un grand calme, nous mettant à genoux sur le pavé et prions. Nous prions pour tous ceux qui font de tels affronts au Christ, pour que Dieu le leur pardonne, car ils ne savent pas ce qu’ils font. Nous prions pour la jeunesse bretonne, afin qu’ils se libèrent à leur tour de l’esclavage de la pensée unique. Nous prions pour tous ceux qui manipulent l’opinion, habituellement dans un sens antichrétien. Nous prions pour que la lumière se fasse dans les esprits, et que l’amour triomphe dans les cœurs, en cette semaine de Pâques.

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Au cours de la représentation un jeune spectateur, dégoûté par ce spectacle, sort et découvre notre présence à l’extérieur. Après discussion, il se joint à nous pour prier, consolé par notre réaction. Nous lui parlons du MJCF (https://www.mjcf.com ) ou de la « Réunion des Jeunes », groupe d’étudiants catholiques à Brest (www.etudiantscathos-brest.fr).

e18b0d17-6a68-445a-8350-eca8c9290620 - CopieIMG_3584 - CopieA la fin de la représentation, nous allons au-devant des spectateurs pour paisiblement les faire réfléchir. Quelques-uns se disent agressés par notre simple présence, mais trouvent que le lancement des grenades sur le Christ est une louange. Logique, quand tu nous tiens… Un certain nombre nous félicite de notre façon de discuter, quelques-uns nous remercient d’être là.

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Vendredi 6 à 19h, des prêtres de Brest font une cérémonie de réparation à la chapelle Sainte Anne, de la Fraternité St Pie X. Quelques prêtres diocésains nous ont manifesté leur soutien discret. Nous les remercions chaleureusement.

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Christ aux outrages et couronne d’épines (chapelle Ste Anne, rue Bruat, Brest) pendant la cérémonie de réparation faite par les prêtres, devant une grande foule.

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La pièce « sur le concept du visage du Fils de Dieu » de Castellucci est-elle blasphématoire ?

Définitions

Le Larousse définit le blasphème comme « une parole ou discours qui outrage la divinité (Dieu), la religion ou ce qui est respectable ou sacré ».

Ce même dictionnaire définit ainsi le sacrilège : Profanation à l’encontre d’une personne, d’une chose ou d’un lieu officiellement consacrés au service de Dieu. Atteinte portée à quelqu’un, à quelque chose particulièrement digne de respect.

Le mot blasphème est employé pour l’outrage par le langage, le mot sacrilège pour l’outrage par l’action.

Les différents types de langage entrainant différentes sortes de blasphèmes

Ce langage outrageant peut se faire par les mots, mais aussi par l’image (Charlie hebdo), par la filmographie (dernière tentation du Christ), par le théâtre (concept sur le visage du Fils de Dieu), par l’art pictural (piss Christ), par l’exhibition sexuelle dans des lieux sacrés, la dégradation et la destruction (femen vandalisant les cloches de ND de Paris, abattant la grande croix commémorative à Kiev, ou Daech abattant les croix sur les église chrétiennes en Syrie).

Le langage blasphématoire peut être utilisé de façon directe, insultante, insolente (comme dans Golgotha picnic) ; ou plus subtile, un brin déguisée sous l’apparence de réflexion (comme dans le concept sur le visage du Fils de Dieu).

Ne pas être dupes : Le blasphème est une arme

« L’éloge du blasphème » écrit par la très contestable Caroline Fourest, nous éclaire sur le véritable but et la stratégie choisie par les militants antichrétiens :

« on se sert du blasphème pour défier les tabous comme les puissants, les rois comme les dieux » : le blasphème – sous quelque forme qu’il soit – est entre leurs mains un instrument, une arme de guerre idéologique ; ils veulent ainsi désacraliser tout ce qui est sacré, démythifier ce qui a leurs yeux est un mythe (mais on ne s’investit pas avec tant d’énergie et de haine contre un mythe !). Ecoutons-la : « il en a fallu des combats, des mots affûtés et des caricatures outrancières, contre les prêtres et contre Jésus ». Le blasphème sert à discréditer l’adversaire dans l’opinion publique, et lorsque sa défense est disloquée on va attaquer : « la désacralisation vise à négocier un nouveau rapport de force permettant la laïcité » dit-elle. Il faut ridiculiser les gens qui ont la foi, ou les faire passer pour des fanatiques et des obscurantistes, afin qu’ils ne défendent plus leur religion. L’idéal est de pousser les responsables religieux à déprécier eux-mêmes ceux qui, dans leurs rangs, dénoncent le blasphème.

Nous sommes affligés, nous, étudiants catholiques, de voir certains évêques tomber dans ce piège :

Mgr d’Ornellas dit à propos de cette pièce sur le concept du visage du Fils de Dieu : « Tout d’abord, il est clair qu’il n’y a pas de christianophobie dans cette pièce de théâtre. […] Les mises en scènes choisies par Castelluci sont provocantes. (…) Au premier abord, ce geste des enfants qui lui jettent des grenades apparentes est très (trop ?) provocant. Il exige un surcroît de réflexion pour que soit déchiffré ce qu’a voulu dire l’auteur. […]  Ne nous trompons donc pas de combat en luttant contre une christianophobie à laquelle on veut nous faire croire. Manifester contre Castelluci est une erreur de perspective. »

L’archevêque de Rennes se fait ainsi le meilleur allié de ceux qui instrumentalisent le blasphème pour déprécier l’image du Christ dans les consciences…

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Réaction de Mgr Brincard, évêque du Puy, au sujet de la pièce de Castellucci

 

Mgr Brincard, évêque du Puy-en-Velay, propose un éclairage à propos des évènements et des réactions qui ont marqués la présentation de la pièce « Sur le concept du visage du fils de Dieu » de Roméo Castellucci à Paris.

Il n’est point nécessaire d’avoir vu la pièce de Roméo Castellucci pour dire que sa seule lecture amène à s’interroger sur la notion de culture et, partant, sur ce qu’il faut entendre par « liberté artistique ».
Pour ma part j’estime que la pièce de Castellucci est – et je pèse mes mots – violente, pénible et inutilement provocante.

Pour un croyant – et c’est une évidence – Jésus n’est certes pas un « concept » mais le « Témoin fidèle, le Premier né d’entres les morts, le Chef des rois de la terre » (Apocalypse 1). C’est dire que la relation personnelle avec Jésus est notamment celle de la foi, de l’adoration aimante, du service des plus petits et des plus pauvres en lesquels « le Témoin fidèle » veut être servi avec prédilection.

Comment ne pas être profondément atteint par une pièce de théâtre dont certaines scènes dépassent l’entendement et, par voie de conséquence, le supportable ? Pour atténuer le scandale il ne suffit pas de dire que les intentions de l’auteur sont bonnes ni même que certaines clés de compréhension permettent de faire des découvertes apaisantes.

L’art véritable est un langage dont la clarté rend le beau accessible à tous. L’art qui aide l’homme à être plus conscient de sa dignité est un art au service de la splendeur du vrai et de la beauté du bien. Lorsqu’il est chrétien, un tel art sait montrer comment en Jésus, Dieu tire d’un drame « un effet sublime d’amour ».

Faut-il le rappeler, il y a des libertés « liberticides »… l’art n’y trouve certes pas son compte. Par ailleurs, affirmer que « foi et culture » ont des liens profonds et nécessaires relève de l’évidence. Ces liens font l’objet d’heureux approfondissements, en particulier par des enseignements magistériels d’une grande richesse. Il arrive aussi – et je ne suis pas le seul à le déplorer – que la relation intrinsèque entre foi et culture donne parfois lieu à des développements hasardeux justifiant par des arguments spécieux l’injustifiable.

Je pose à présent deux questions :

  • La pièce de Castellucci fait-elle partie d’une culture qui élève l’homme et donc nous humanise ?
  • Cette pièce de Castellucci aide-t-elle le croyant chrétien à avoir un regard plus profond sur « Celui qui nous aime et nous a lavés de son sang » ?
    Même après avoir lu les déclarations de Catellucci, je ne parviens pas à répondre positivement à ces deux questions.

A présent, un mot au sujet des jeunes qui ont manifesté à l’occasion des représentations à Paris de la pièce intitulée « Sur le concept du visage du Fils de Dieu ».
La plus élémentaire objectivité exige de distinguer entre ce qui s’est passé à l’intérieur du théâtre et ce qui s’est passé à l’extérieur. Le temps m’étant mesuré je ne parlerais que des manifestations dans la rue.
En m’appuyant sur de nombreux témoignages et sur les observations d’une journaliste appartenant à l’équipe d’un grand journal parisien, je ferai les remarques suivantes :

C’est aller trop vite en besogne de penser que les manifestants dans leur ensemble appartenait à des groupes de fanatiques ou à des groupes ayant des relations tumultueuses avec l’Église de Dieu qui est en France. En réalité, un nombre non négligeable de manifestants appartenaient aux réseaux nés des « Journées Mondiales de la Jeunesse ». Dans la rue, à quelques exceptions près, les jeunes ont manifesté paisiblement. Beaucoup d’entre eux ont même adopté des attitudes de prière exprimant leur peine, leur « désarroi intérieur », leur angoisse et enfin leur espérance. Alors je pose la question : « Depuis quand dans un État de droit, de telles manifestations sont-elles interdites ? » Quant à l’Église, ainsi que nous l’a dit le président de notre conférence : « Il faut entendre les questions des jeunes ».

D’importantes forces de l’ordre ont été mobilisées pour réprimer une manifestation pacifique. Pourquoi tant de forces de l’ordre ? Pourquoi tant de gardes-à- vue dont certaines ont duré près de 48h ? Un avocat a dressé une liste impressionnante d’illégalités commises au cours de ces gardes-à-vue. Cette liste est-elle exacte ? Quoiqu’il en soit, plusieurs policiers et CRS se sont étonnés d’avoir été mobilisés en si grand nombre.

Ma conclusion sera celle-ci : rassemblés devant un théâtre parisien au cœur d’un douloureux problème, ces jeunes m’ont fait penser à un « troupeau sans pasteur », un troupeau ayant le sentiment d’être laissé à lui-même, voire abandonné. Ce constat m’interroge personnellement : « Comment guider ces jeunes par de sages conseils ? » « Comment les apaiser ? » « Comment éclairer leur courage par de judicieux accompagnements ? »

Une chose est certaine : les « sweeping statements », comme on dit en anglais, ne sont d’aucune utilité. Autrement dit, des amalgames regrettables ont parmi leurs effets nuisibles celui d’engager les jeunes sur des chemins semés de périls.

 

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