Christianophobie

La lapidation du visage du Christ dans la pièce de Castellucci : qu’en penser ?

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Romeo Castellucci, dans une lettre ouverte que les spectateurs pourront lire avant les représentations, décrit le sens de cette scène comme « une forme de prière, un geste porté par l’innocence de l’enfance qui symbolise ici l’humanité entière« . Beaucoup se contentent de cette affirmation qui endort les consciences, mais heurte le bon sens.

Heureusement, un article de Ouest France du 10 avril 2018, nous apprend que le préfet du Mans a interdit l’emploi d’enfants pour lapider le visage du Christ, lors de la représentation qui doit avoir lieu les 10 et 11 avril: « Considérant l’âge des enfants retenus pour la prestation et les caractéristiques de la scène à laquelle les mineurs devaient participer », le préfet de la Sarthe a refusé cette autorisation d’emploi par un arrêté préfectoral.

Nous sommes heureux de l’apprendre. Le bon sens reprend parfois ses droits. Le motif invoqué par la préfecture est logique. La lapidation et le caillassage sont en effet des gestes qui reviennent en force dans notre société. La violence des enfants aussi.

 

La lapidation : son but est de provoquer à la haine contre le crime commis

la lapidation est « une peine légale (charia) condamnant à une mort atroce celui qui a commis un crime dont la punition vise à faire détester le délit commis ». Le but de cette peine est de graver une haine pour le crime.

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Le caillassage : son but est de libérer la colère et manifester la haine contre une décision des institutions

Aujourd’hui, on constate que le caillassage résulte souvent de la haine envers une personne ou envers des représentants d’une institution (comme les pompiers ou la police qui se font régulièrement caillasser)

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La violence des enfants :

Nul besoin d’épiloguer sur le sujet très actuel de la hausse de la violence chez les mineurs.

Le Telegramme – violence des mineurs en Bretagne

Ce qui est à noter, c’est que cette violence est souvent au départ, « une imitation d’un geste posé auparavant » par des aînés.

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Exécution d’un mécréant par un « lionceau » de l’Etat islamique

 

A nous de choisir notre avenir !

  • Ou bien on éduque au respect et à la douceur, et on aura une majorité de la population qui sera respectueuse ;
  • Ou bien on justifie des gestes de violence dure et d’irrespect de la part d’enfants, et on aura une augmentation de violence dans la société.
  • En outre, il s’agit dans ce spectacle bel et bien d’agression du visage du Christ. Nul ne s’étonnera de l’augmentation constante des actes de sacrilèges violents (cf https://www.christianophobie.fr). Le Christ s’est laissé outragé et crucifié, mais ceux qui l’ont outragé et mis à mort ont fait un grand péché. On ne pourra jamais les justifier, seulement leur pardonner.

Une conclusion ?

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REPORTAGE (Brest, avril 2018) : Les étudiants catholiques manifestent paisiblement contre les représentations blasphématoires

Jeudi 5 avril et vendredi 6 avril 2018

La direction du théâtre du Quartz et la mairie ont reçu un grand nombre de lettres de protestation en raison de la représentation à Brest les 5 et 6 avril 2018 d’une pièce outrageant le Christ, nommé « sur le concept du visage du Fils de Dieu » de R. Castellucci. Dans cette pièce qu’y a-t-il d’humain à faire lancer des grenades par des enfants sur le visage du Christ ? n’est-ce pas en soi un geste d’appel au meurtre ?

Qu’y a-t-il d’humain à faire couler un liquide brunâtre sur le visage du christ, tout en répandant une odeur scatologique dans la salle ? C’est un des pires affronts qu’on ne permettrait jamais vis-à-vis de l’un de nos amis.

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Les journaux de l’establishment (Ouest France, le Télégramme, Brest maville…) ont tous écrit des articles louant cette pièce de théâtre, ou tout au moins la jugeant « christique », mais non blasphématoire. Leur argumentation n’ajoute rien aux articles datant de 2011 sur le sujet. Ils se copient et se répètent indéfiniment, vouant aux gémonies toute opposition, qualifiée d’incompréhension de l’art.

Réaction de la jeunesse catholique

Des étudiants catholiques ont décidé de montrer que la jeunesse n’est pas si dupe qu’on voudrait le faire croire, et qu’elle est capable de secouer la mainmise de la pensée unique sur les esprits.

Après avoir distribué deux mille tracts, nous nous rassemblons devant le théâtre du Quartz, dans un grand calme, nous mettant à genoux sur le pavé et prions. Nous prions pour tous ceux qui font de tels affronts au Christ, pour que Dieu le leur pardonne, car ils ne savent pas ce qu’ils font. Nous prions pour la jeunesse bretonne, afin qu’ils se libèrent à leur tour de l’esclavage de la pensée unique. Nous prions pour tous ceux qui manipulent l’opinion, habituellement dans un sens antichrétien. Nous prions pour que la lumière se fasse dans les esprits, et que l’amour triomphe dans les cœurs, en cette semaine de Pâques.

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Au cours de la représentation un jeune spectateur, dégoûté par ce spectacle, sort et découvre notre présence à l’extérieur. Après discussion, il se joint à nous pour prier, consolé par notre réaction. Nous lui parlons du MJCF (https://www.mjcf.com ) ou de la « Réunion des Jeunes », groupe d’étudiants catholiques à Brest (www.etudiantscathos-brest.fr).

e18b0d17-6a68-445a-8350-eca8c9290620 - CopieIMG_3584 - CopieA la fin de la représentation, nous allons au-devant des spectateurs pour paisiblement les faire réfléchir. Quelques-uns se disent agressés par notre simple présence, mais trouvent que le lancement des grenades sur le Christ est une louange. Logique, quand tu nous tiens… Un certain nombre nous félicite de notre façon de discuter, quelques-uns nous remercient d’être là.

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Vendredi 6 à 19h, des prêtres de Brest font une cérémonie de réparation à la chapelle Sainte Anne, de la Fraternité St Pie X. Quelques prêtres diocésains nous ont manifesté leur soutien discret. Nous les remercions chaleureusement.

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Christ aux outrages et couronne d’épines (chapelle Ste Anne, rue Bruat, Brest) pendant la cérémonie de réparation faite par les prêtres, devant une grande foule.

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La pièce « sur le concept du visage du Fils de Dieu » de Castellucci est-elle blasphématoire ?

Définitions

Le Larousse définit le blasphème comme « une parole ou discours qui outrage la divinité (Dieu), la religion ou ce qui est respectable ou sacré ».

Ce même dictionnaire définit ainsi le sacrilège : Profanation à l’encontre d’une personne, d’une chose ou d’un lieu officiellement consacrés au service de Dieu. Atteinte portée à quelqu’un, à quelque chose particulièrement digne de respect.

Le mot blasphème est employé pour l’outrage par le langage, le mot sacrilège pour l’outrage par l’action.

Les différents types de langage entrainant différentes sortes de blasphèmes

Ce langage outrageant peut se faire par les mots, mais aussi par l’image (Charlie hebdo), par la filmographie (dernière tentation du Christ), par le théâtre (concept sur le visage du Fils de Dieu), par l’art pictural (piss Christ), par l’exhibition sexuelle dans des lieux sacrés, la dégradation et la destruction (femen vandalisant les cloches de ND de Paris, abattant la grande croix commémorative à Kiev, ou Daech abattant les croix sur les église chrétiennes en Syrie).

Le langage blasphématoire peut être utilisé de façon directe, insultante, insolente (comme dans Golgotha picnic) ; ou plus subtile, un brin déguisée sous l’apparence de réflexion (comme dans le concept sur le visage du Fils de Dieu).

Ne pas être dupes : Le blasphème est une arme

« L’éloge du blasphème » écrit par la très contestable Caroline Fourest, nous éclaire sur le véritable but et la stratégie choisie par les militants antichrétiens :

« on se sert du blasphème pour défier les tabous comme les puissants, les rois comme les dieux » : le blasphème – sous quelque forme qu’il soit – est entre leurs mains un instrument, une arme de guerre idéologique ; ils veulent ainsi désacraliser tout ce qui est sacré, démythifier ce qui a leurs yeux est un mythe (mais on ne s’investit pas avec tant d’énergie et de haine contre un mythe !). Ecoutons-la : « il en a fallu des combats, des mots affûtés et des caricatures outrancières, contre les prêtres et contre Jésus ». Le blasphème sert à discréditer l’adversaire dans l’opinion publique, et lorsque sa défense est disloquée on va attaquer : « la désacralisation vise à négocier un nouveau rapport de force permettant la laïcité » dit-elle. Il faut ridiculiser les gens qui ont la foi, ou les faire passer pour des fanatiques et des obscurantistes, afin qu’ils ne défendent plus leur religion. L’idéal est de pousser les responsables religieux à déprécier eux-mêmes ceux qui, dans leurs rangs, dénoncent le blasphème.

Nous sommes affligés, nous, étudiants catholiques, de voir certains évêques tomber dans ce piège :

Mgr d’Ornellas dit à propos de cette pièce sur le concept du visage du Fils de Dieu : « Tout d’abord, il est clair qu’il n’y a pas de christianophobie dans cette pièce de théâtre. […] Les mises en scènes choisies par Castelluci sont provocantes. (…) Au premier abord, ce geste des enfants qui lui jettent des grenades apparentes est très (trop ?) provocant. Il exige un surcroît de réflexion pour que soit déchiffré ce qu’a voulu dire l’auteur. […]  Ne nous trompons donc pas de combat en luttant contre une christianophobie à laquelle on veut nous faire croire. Manifester contre Castelluci est une erreur de perspective. »

L’archevêque de Rennes se fait ainsi le meilleur allié de ceux qui instrumentalisent le blasphème pour déprécier l’image du Christ dans les consciences…

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Réaction de Mgr Centène, évêque de Vannes, au sujet de la pièce de Castellucci « sur le concept du visage du Fils de Dieu »

Lettre de Mgr Centène :

« Monsieur, J’ai bien reçu votre courrier daté du 30 septembre courant concernant les spectacles blasphématoires «Golgota picnic» et «Sur le concept du visage du Fils de Dieu».

Comme vous le faites justement remarquer, les manifestations soi-disant culturelles et artistiques attaquant le Christ et son Eglise sont en hausse constante. A l’heure où, en de nombreux pays, les chrétiens subissent, au seul motif de leur foi, de multiples vexations quand leur vie n’est pas tout simplement mise en péril, il me semble effectivement nécessaire de réagir avec fermeté. C’est la raison pour laquelle nous avons organisé, le 19 février dernier, une marche silencieuse en hommage et soutien aux chrétiens du Proche et Moyen-Orient qui subissent, dans l’indifférence quasi-générale, la haine contre Notre Seigneur Jésus Christ et ceux qui cherchent, jour après jour, à mettre leurs pas dans les Siens. C’est aussi pour cela que s’est tenu, le 15 octobre dernier, un colloque mis en place avec l’aide de plusieurs associations présentes sur le diocèse, sur la persécution des chrétiens et le sens du martyre. Alors que nos frères, en de nombreux endroits, font face avec courage et détermination pour maintenir le trésor de la foi malgré le danger, je ne peux que soutenir toute action visant à défendre, avec charité et fermeté, l’honneur du Christ et de l’Eglise. Je félicite et j’encourage tous ceux qui, en cohérence avec leur foi, n’hésitent pas à agir publiquement, et qui, bien que n’usant pas de violence, aussi bien verbale que physique, sont emmenés par les forces de police et placés en garde à vue, alors qu’ils manifestent, en toute justice, leur désapprobation face à des spectacles dont l’ignominie dépasse l’entendement même. »

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